J'avoue, cette question me fait beaucoup cogiter ces derniers jours. La question clé reste la mise en application, son calendrier et les modalités de réglement de cette taxe. De même que le
fléchage de la somme collectée. En attendant, lisez donc le communiqué officiel des Verts Bretagne qui insiste à juste titre sur la notion d'intégration du coût du transport en camion dans
l'équilibre globale des charges qui pèsent sur la société.
"L’écotaxe est le bœuf avant la charrue.
Dans une déclaration à la presse le 03 février 2009, Jean Yves Le Drian estime « l’écotaxe inacceptable ». S’il reconnaît qu’ « il faut mettre en œuvre les moyens alternatifs au transport routier », il veut attendre que ces moyens alternatifs soient en place pour que soit prélevée l’écotaxe. Sinon on mettrait « la charrue avant les bœufs ».
C'est absurde et de mauvaise foi !
L’écotaxe doit permettre de financer la mise en place des moyens alternatifs. C’est son but, son objet, sa raison d’être. Il faut qu’elle existe avant les moyens alternatifs pour les financer, et non pas après quand ils ont été déjà financés. Dans tous les autres dossiers c’est bien comme cela que raisonne le président de Région. Pourquoi on change cette fois ?
Jean Yves Le Drian cherche probablement à se concilier certains milieux professionnels qu’il n’ose affronter. C’est un mauvais coup qu’il porte au Grenelle de l’environnement et, au-delà, à la notion même de développement durable en Bretagne.
L'écotaxe, est bien plus l’intégration de coût d'exploitation au prix du transport de marchandises par camion, qu’une taxe. Les dégâts aux infrastructures (notamment en Bretagne où nous avons choisi de ne pas instaurer de péages) sont à la charge du contribuable et de l'environnement, et en particulier de notre climat. Pour ce qui est du transport des marchandises, le problème c'est de limiter les voyages incessants que génèrent les politiques agricoles intensives et polluantes et celles du « juste à temps » qui mettent les stocks sur les routes plutôt que dans les hangars. La solution c'est de rétablir le vrai coût du transport routier. Le combat juste, ce n'est pas de maintenir le statu quo, c'est de faire en sorte que l'écotaxe favorise cette mutation. Nous avons en Bretagne des ressources, notamment des ports qui seraient adaptés au transport, au cabotage. Nous souffrons d’un manque de lignes de chemin de fer reliant le nord et le sud de la Bretagne, et d’un fret ferroviaire anémique.
Voilà à quoi doit servir l’écotaxe, dont il faut que le produit revienne à la région. Reconnaître la périphicité de la Bretagne nécessite justement de disposer d’une écotaxe qui rapporte plus, pour que nous puissions plus rapidement migrer vers d'autres modes de transport de nos marchandises. Voilà ce qu’est une politique de développement durable courageuse, le contraire d’un suivisme à courte vue.
L’écotaxe est bien le bœuf, Monsieur Le Drian, qui doit tirer la charrue du développement durable. L'attelage est en bon ordre."
Stéphane BIGATA Secrétaire Régional des Verts-Bretagne
"L’écotaxe est le bœuf avant la charrue.
Dans une déclaration à la presse le 03 février 2009, Jean Yves Le Drian estime « l’écotaxe inacceptable ». S’il reconnaît qu’ « il faut mettre en œuvre les moyens alternatifs au transport routier », il veut attendre que ces moyens alternatifs soient en place pour que soit prélevée l’écotaxe. Sinon on mettrait « la charrue avant les bœufs ».
C'est absurde et de mauvaise foi !
L’écotaxe doit permettre de financer la mise en place des moyens alternatifs. C’est son but, son objet, sa raison d’être. Il faut qu’elle existe avant les moyens alternatifs pour les financer, et non pas après quand ils ont été déjà financés. Dans tous les autres dossiers c’est bien comme cela que raisonne le président de Région. Pourquoi on change cette fois ?
Jean Yves Le Drian cherche probablement à se concilier certains milieux professionnels qu’il n’ose affronter. C’est un mauvais coup qu’il porte au Grenelle de l’environnement et, au-delà, à la notion même de développement durable en Bretagne.
L'écotaxe, est bien plus l’intégration de coût d'exploitation au prix du transport de marchandises par camion, qu’une taxe. Les dégâts aux infrastructures (notamment en Bretagne où nous avons choisi de ne pas instaurer de péages) sont à la charge du contribuable et de l'environnement, et en particulier de notre climat. Pour ce qui est du transport des marchandises, le problème c'est de limiter les voyages incessants que génèrent les politiques agricoles intensives et polluantes et celles du « juste à temps » qui mettent les stocks sur les routes plutôt que dans les hangars. La solution c'est de rétablir le vrai coût du transport routier. Le combat juste, ce n'est pas de maintenir le statu quo, c'est de faire en sorte que l'écotaxe favorise cette mutation. Nous avons en Bretagne des ressources, notamment des ports qui seraient adaptés au transport, au cabotage. Nous souffrons d’un manque de lignes de chemin de fer reliant le nord et le sud de la Bretagne, et d’un fret ferroviaire anémique.
Voilà à quoi doit servir l’écotaxe, dont il faut que le produit revienne à la région. Reconnaître la périphicité de la Bretagne nécessite justement de disposer d’une écotaxe qui rapporte plus, pour que nous puissions plus rapidement migrer vers d'autres modes de transport de nos marchandises. Voilà ce qu’est une politique de développement durable courageuse, le contraire d’un suivisme à courte vue.
L’écotaxe est bien le bœuf, Monsieur Le Drian, qui doit tirer la charrue du développement durable. L'attelage est en bon ordre."
Stéphane BIGATA Secrétaire Régional des Verts-Bretagne
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