Alors que l'échéance que nous nous étions fixée avec le Parti Socialiste pour clore le cycle de négociation que nous avions entamé approche, il est temps de poser les enjeux et les
conditions d'un tel accord.
L'écologie politique est au coeur des préoccupations des habitants de cette ville comme de cette planète. Toutes les listes et organisations politiques l'ont bien compris. L'aspiration au
développement soutenable, à l'écologie politique et appliquée est réelle.
Les Verts sont depuis plus de 20 ans, la seule organisation politique qui promeut et applique dans l'exercice de ses responsabilités, ces principes du développement soutenable. C'est
particulièrement vrai à Rennes ou en Bretagne.
Qui assurera le suivi et l'évaluation du "Grenelle de l'environnement" ? Qui s'opposera à la transformation du réseau routier breton en autoroute payante à 130km/h ? Qui mettra ses actes en
cohérence avec ses idées ?
Daniel Delaveau, Karim Boudjema, Caroline Ollivro, la LCR, Emgann, ont tous évoqué l'hypothèse d'une alliance avec les Verts.
Ce désir de Vert et d'écologie politique n'est pourtant pas si évident avec notre allié à gauche, le Parti Socialiste. Nous pensons que pour
faire gagner l'écologie politique, il faut faire gagner la gauche. Justice sociale va de paire avec développement soutenable. Le capitalisme ou le libéralisme ne peuvent être écologistes. Réduire
nos consommations, économiser les ressources, rechercher l'inépuisable et le renouvelable, recycler, ne sont pas compatibles avec les théories économiques dominantes. Favoriser le trafic
automobile ne permet pas de lutter contre l'effet de serre.
Daniel Delaveau est conscient de ces enjeux.
Il ne tient qu'à lui d'ouvrir sa liste aux Verts et à leurs idées. Que ce soit au premier tour ou au deuxième tour. Mais cette ouverture ne peut se faire au rabais. Ni être une ouverture à la
Sarkozy piochant ici ou là les Besson de l'écologie rennaise.
Je ne connais personnellement aucune ville où Les Verts, alliés au PS, se sont vu proposer moins ou autant de responsabilités et de charges qu'en 2001. Les temps ont changé. Tout contrat de
gestion passe par une attention plus grande aux idées des Verts et de l'écologie politique et par une représentativité quantitativement et qualitativement plus importante de ses
représentants.
Cet espace politique que nous souhaitons, nous le porterons collectivement, avec nos militants, nos partenaires et les rennais.
Verts-Ps, les conditions d'un accord aux municipales dès le premier tour
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