En cette rentrée politique comme à toutes les rentrées d’ailleurs, l’air est au re. Il faut au choix :
reconstruire, réinventer, rénover, reprendre, réécrire, réformer, recréer,
quoi, au choix :
la gauche, les verts, les statuts, l’espoir, le monde, l’Etat, le pays
Cette tendance volontariste, si elle est éminemment sympathique, a tout d’une rengaine.
Qu’entends-je suite aux journées d’été des Verts ? Le même genre de réponse, comme cet acharnement de médias donneurs de leçons qui préconisent à la gauche d’être au centre et aux Verts de changer leurs statuts car nous sommes décidément trop bordéliques. Evidemment les leaders des Verts, Dominique Voynet, Daniel Cohn-bendit, Noël Mamère, etc. qui sont bien souvent à l’origine du non-respect des statuts, du bordel, et des échecs électoraux de l’organisation politique, s’empressent d’approuver cette " évidence ", il faut changer les statuts des Verts. Sous-entendu, il est nécessaire de mettre en place des statuts qui renforcerait le poids des leaders dans l’organisation, qui éviteraient toute critique interne de leurs actions et paroles, bref un régime présidentialiste aux petits oignions.
C’est cette tentation dont il faudra se préserver.
Si les statuts des Verts sont parfois débiles et inadaptés à notre taille et à notre nombre d’adhérents, ils ne sont pas totalement mauvais. Ils ont comme fondement la démocratie, le respect des minorités, la parité, le non-cumul et la proportionnelle.
Se focaliser sur des statuts est un peu de l’hypocrisie. Mais bon puisque l’opinion médiatique nous l’impose, allons-y, et essayons d’y perdre le moins de temps possible.
Pendant ce temps, nous à Rennes, nous continuerons à créer en construisant et à construire en créant une force politique ouverte et moderne.